• Après l'humiliation grecque, la lutte pour la démocratie en Europe s'organise

    Corbyn à la tête du Labour au Royaume Uni avec une large majorité : la bataille pour la démocratie en Europe reprend espoir. Pour ne pas se retrouver pris au dépourvu, lors de la prochaine conjonction entre aspiration populaire et majorité politique de gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, Stefano Fassina, Zoe Konstantopoulou, Yanis Varoufakis, et Oskar Lafontaine s'associent et proposent la tenue, en novembre, d’un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels. Le processus a été lancé samedi 12 Septembre lors de la Fête de l'Humanité.
    Cette rubrique fait suite à "En Grèce et en Europe : recompositions, fronts et nouvelles alliances" ci-dessous

    du 13 au 20 septembre

    Pour un plan B en Europe
    11 septembre 2015 | Par Les invités de Mediapart (en clair)
    « … notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens… collaborer avec la lutte des Européens partout, dans une campagne de désobéissance aux pratiques européennes arbitraires et aux règles irrationnelles jusqu'à ce que la renégociation aboutisse. »
    « En prévision de ce qui peut se passer en Espagne, en Irlande, pourquoi pas de nouveau en Grèce selon l’évolution de la situation politique, et en France en 2017, il faut travailler concrètement ensemble à un plan B tenant compte des caractéristiques de chaque pays... pour dissuader le plan B des forces les plus réactionnaires et anti-démocratiques de l’Europe. Pour renforcer notre position face à leur engagement brutal pour des politiques qui sacrifient la majorité au profit des intérêts d'une infime minorité. Mais aussi pour réaffirmer le principe simple que l'Europe n’est rien d’autre que les Européens et que les monnaies sont des outils pour soutenir une prospérité partagée, et non des instruments de torture ou des armes pour assassiner la démocratie. »

    Avec Jeremy Corbyn, la gauche « antiaustérité » accède aux commandes de l’opposition britannique
    Le Monde.fr | 12.09. Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)
    « Ceux qui prédisaient qu’en raison de ses positions extrémistes, Jeremy Corbyn ne tiendrait pas six mois à la tête du Labour Party, s’il y était élu, en sont pour leurs frais. En rassemblant 59,5 % des voix à l’issue de la primaire du Parti travailliste, le candidat de la gauche radicale s’est assuré une emprise totale sur un parti dont la grande majorité des élus lui est hostile. Bien qu’annoncé par les sondages, le résultat proclamé samedi 12 septembre près du Parlement de Westminster, à Londres, surprend tous les observateurs par son ampleur. Jeremy Corbyn devient le chef du Labour le plus à gauche que le parti ait connu depuis les années 1930. »


    Royaume-Uni : pourquoi Jeremy Corbyn a séduit les Travaillistes
    Par Romaric Godin | 08/09/2015, La Tribune
    Romaric Godin conclue son papier ainsi : « … ce phénomène n'est qu'une preuve de plus de l'effet politique des politiques d'austérité. Partout a surgi une vague de défiance vis-à-vis des structures politiques traditionnelles. Et la recherche de solutions alternatives. On retrouve ce phénomène en Irlande, en Espagne, en Italie, en France, en Grèce, aux Pays-Bas ou en Slovénie. Le Royaume-Uni n'y a pas échappé : la progression en mai de l'UKIP, des Verts et du SNP en est la preuve. Le phénomène atteint à présent le cœur du Labour. Il y a fort à parier qu'un bras de fer s'engage dans le parti pour en expulser ce « corps étranger », à l'image de ce qui s'est passé en Grèce durant le premier semestre. Mais il n'est pas sûr que le Labour gagne beaucoup à maintenir un positionnement de faible différenciation des Tories qui ne séduit plus guère, ni à gauche, ni au centre. »

     

    Macron et le fantôme du fédéralisme en zone Euro
    Par Jacques Sapir · 13 septembre 2015
    « Notre Ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a fait, il y a quelques jours des déclarations importantes sur l’Euro dans un journal allemand, le Süddeutsche Zeitung. Il y détaille ses propositions, établies en commun avec le Ministre allemand de l’économie, M. Sygmar Gabriel (SPD). Cette déclaration n’est pas nouvelle. Mais, venant après la crise qu’a connue la zone Euro avec la Grèce au début de l’été 2015, elle prend une signification particulière. En fait, elle revient à admettre la nature politique de l’Euro et à indiquer que ce dernier doit être désormais le cadre de la gouvernance économique. »
    « L’Euro est une monnaie au service d’un projet politique : la réalisation d’une grande régression sociale par rapport aux cadres sociaux et économiques construits de 1945 aux années 1980. Cette régression est nécessaire pour la consolidation du pouvoir des 1% les plus riches sur la large majorité de la population européenne. C’est pourquoi Emmanuel Macron, qui est un homme intelligent et lucide, ne parle que de transferts transitoires, et réduit la question sociale au simple marché du travail. »
    « Poursuivre dans l’Euro, c’est accepter la destruction de la totalité des acquis sociaux, et en particulier dans le domaine du travail, qui ont été accumulés depuis 1945. C’est accepter que les travailleurs ne soient plus que des pauvres bêtes portant sur leur dos leurs peaux à tanner. »


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