• Préparation des législatives du 20 septembre

    « Mensonge et barbarie » nous rappelle, émouvant et révolté, Panagiotis Grigoriou
    sur greekcrisis, mercredi 16 septembre
    Après cette intro amère : « Temps gris ensoleillé. La campagne électorale bat son... vide. “À Athènes l'atmosphère est subtile, d'où vient la finesse d'esprit des Athéniens”, écrivait Posidonios d'Apamée, philosophe stoïcien grec, il y a si bien longtemps. Éternelle constante pourtant, la métadémocratie des mémoranda et des empires, ce penchant tragique du monde “gouverné” dicte sa loi. »,
    il publie dans son article le communiqué du 11 septembre, du Centre médical solidaire d’Ellinikón. Quelques extraits du communiqué :
    "Le Parlement européen a décidé de nous attribuer le Prix du Citoyen européen pour 2015, en reconnaissance de la lutte que nous menons depuis près de 4 ans, au bénéfice des abandonnés de l'État officiel, des chômeurs, des patients non assurés, pour enfin bâtir une société meilleure. Cette lutte cependant, a été si nécessaire, justement parce que les politiques appliquées et qui continuent à s’appliquer dans notre pays, sont le résultat direct des pressions et des chantages exercés par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union européenne (UE), ce qui conduit à exclure du système de la santé, plus de trois millions de citoyens, chômeurs, sans abri et démunis…
    Selon une étude de l’Office du Budget de l'État du Parlement, 3,8 millions de Grecs ont des revenus proches du seuil de pauvreté (432 euros par mois et par personne) tandis que 2,5 millions de Grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté (233 euros par mois et par personne, ce qui signifie en effet... l'extrême pauvreté). En somme, 58% de la population grecque, soit 6,3 millions de personnes vivent à proximité ou au-dessous du seuil de pauvreté”…
    Cette Europe alors qui veut nous récompenser, semble ne pas être embarrassée face à toutes ces vérités, ni face déjà aux milliers de morts de nos concitoyens exclus du système de santé. Ces décès feront alors bientôt... l’effet boule de neige, puisque le mémorandum III signé par le gouvernement, impose des réductions supplémentaires pour le Système de Santé, à hauteur de 933 millions d'euros dans un premier temps...
    Il serait hypocrite de notre part, que de recevoir ce prix lorsque cette Europe ferme les yeux sur les nourrissons souffrant de malnutrition, sur les patients atteints de cancer déjà morts, devant le regard rempli de désespoir des patients qui souffrent, des mères qui nous racontent leurs histoires terribles quant à l’abandon dont leurs familles sont victimes, vivant sans électricité l'électricité, sans eau courante et avec un minimum de nourriture pour une année de plus…"

    Puis Panagiotis pointe que Zoé Konstantopoúlou, évoquant publiquement son déplacement du 2 septembre au siège de l’ONU, où elle a pris position en faveur d’un audit financier et judiciaire de la dette grecque, et constatant que le gouvernement grec s’est abstenu lors du vote récent sur le sujet des dettes des pays et des fonds rapaces à l’ONU, a rajouté : “Je ne sais pas vraiment ce qui s'est réellement produit durant cette longue nuit de Tsipras à Bruxelles, j'ai essayé d'en savoir plus, impossible, un jour nous le saurons”.

    Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE
    Par Romaric Godin | 16/09/2015, La Tribune
    Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n'avait "jamais été lancée pour de vrai". Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l'été dernier.

    En Grèce, les jeunes électeurs du Syriza se sentent trahis par "Alexis"
    AFP 15 septembre par La Libre Belgique
     

    Grèce : un débat de pure forme
    Par Romaric Godin | 15/09/2015, La Tribune
    Alexis Tsipras pour Syriza et Evangelos Meimarakis pour Nouvelle Démocratie se sont opposés lors du grand débat télévisé lundi soir. Une tentative de créer une polarisation de moins évidente.


    Pourquoi les "frondeurs" de Syriza ne profitent-ils pas de la déception des Grecs ?
    Par Romaric Godin | 14/09/2015, La Tribune
    Le parti des "frondeurs" de Syriza ne recueillerait que 3 à 4 % des suffrages dimanche lors des élections anticipées grecques. Pourquoi un score si faible ?

     

    Parodies, titre Panagiotis Grigoriou
    samedi 12 septembre 2015
    « Sur les murs d’Athènes des slogans très récents mélangent alors la colère à une certaine vulgarité, davantage rependue que par le passé, signe des temps sans doute: “Tsiprandréou traître, tu peux jouer avec... ton sexe, plutôt qu'avec la classe ouvrière”... une révolution sémantique quant aux contenus des messages, saison politique bien basse. »

    « Le slogan central de SYRIZA, inventé par une agence publicitaire pour les circonstances forcement actuelles, ne fait plus aucune allusion à quelconque positionnement politique (par exemple de gauche): “Nous nous débarrassons de ce qui est vieux, nous gagnons les lendemains, SYRIZA, seulement (droit) devant”. Certes, tout droit... devant le mur ou plutôt vers le précipice du mémorandum III ! Le mot “gauche” est évidemment banni du vocabulaire Syriziste, les marchands des slogans ont sans doute enquêté pour bien savoir que désormais, les Grecs ironisent très amèrement sur le précédant slogan SYRIZA de janvier 2015: “Première fois à Gauche”. »

    Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ?
    Par Romaric Godin | 10/09/2015 – La Tribune
    Le débat avant l'élection du 20 septembre a été relativement terne, alors que Jean-Claude Juncker a, à nouveau, menacé le pays en cas de non-respect du mémorandum. Les créanciers cherchent à imposer une grande coalition.

     

    Alexis Tsipras prêt à s'allier avec le Pasok
    Par Romaric Godin | 04/09/2015 La Tribune

    Ce mouvement d'Alexis Tsipras est fort risqué. Pour pouvoir prétendre à la capacité d'assurer la stabilité politique, il met en danger ce qui restait de fort dans le programme de Syriza, autrement dit sa capacité de parti « neuf », capable de rénover le pays et de le réformer réellement.

     

    Temps balayé
    Panagiotis Grigoriou le 4 septembre
    Recompositions politiques et réfugiés dans les îles.

     

    Pourquoi Syriza risque la défaite
    Par Romaric Godin | 03/09/2015 La Tribune

     

    >>> L'historien Olivier Delorme en a rendu compte quotidiennement, et de manière féroce, entre le 21 et le 31 août. (lisez également les commentaires, où Olivier souvent prolonge et complète son propos)

    Le 1 septembre, Olivier écrit: "les élections auront lieu dans un climat délétère de désillusion totale à l'égard de Tsipras et des tsipriotes contre qui monte une colère sourde, d'absence de crédibilité de toute parole politique après les catastrophes enchaîne depuis le référendum, d'absence de toute alternative, de rancoeur proche de la haine contre ce qu'il est convenu d'appeler l'Europe, sans doute avec une abstention record qui verra les électorats les plus mobilisés faire des scores probablement inattendus..."

     

    Très amer Panagiotis Grigoriou, ce 31 août
    "… après avoir dansé avec les loups authentiques du totalitarisme européiste, la marionnette Tsipriote n’est que l’ombre de sa métamorphose ovidienne. L’hybris, en direct.

    ... Après-tout, pour de nombreux Grecs, “c'est toute la Gauche qu'a trahi”, suite à l’expérience SYRIZA, sans distinction, entre la caste dirigeante SYRIZA, les Lafazanistes ou les autres. C’est parfois ainsi et pas autrement sous le signe du Coup d’État européiste et permanant. Pour mon ami Makis: “C'est bien la dernière carte de la Gauche, avant sa... disparition, ou devant la sourde déferlante de l’Aube dorée”.
    ... Sachant que l’Unité Populaire de Lafazánis ressemble fortement à une copie de SYRIZA (la trahison en moins et la drachme en plus), la position du vieux PC grec (KKE) ne change guère: “C'est un SYRIZA bis, et il trahira au moment venu”
    ... De nombreux Grecs ne se déplaceront plus jusqu’aux urnes, mes deux voisons, mon cousin Kóstas, mon ami Théodoros... la liste est longue, le cœur est brisé et l’esprit n’est plus. Vent mauvais encore, et au port du Pirée, des autocollants estampillés Aube doré... accueillent les ultimes passagers de l’été grec, tandis qu’une certaine parole... nostalgique des temps des Colonels, s’exprime de plus en plus ouvertement, y compris à bord des ferrys."


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