• Quatrième croisière - quatorzième jour de navigation

    où l’on parle de la vie de l’équipage à bord de Fulmar.

     

    Après Nauplie au fond du golfe d’Argolide, profitant d’une fenêtre météo, nous avons fait une incursion dans les Cyclades occidentales.

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    Nous passerons ce 15 août de célébration de l’assomption à Nea Marmari, sous les sirènes du meltem, et ferons le plein d’eau et de vivres.

    Puis ce ce soir, à la faveur d'une probable relative accalmie, route vers le nord plus appaisé : golfes d’Eubée et de Volos, Sporades.

    Nous étions arrivés hier matin à Vasiliko, mouillage sud de l‘île Petaloi sur la côte Est de l’Eubée, après une nuit de louvoyage dans le meltem qui se renforçait. Quelques heures de sommeil, et Younes avait trouvé ce qu’il voulait écrire pour le blog:

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     Fulmar, c’est notre oiseau de compet’ ; il va où il veut, vagues, force 8, contre-courant, il gagne toujours, il a peur de rien.

    Nous, on est les 5 passagers, les 5 clandestins ; si l’oiseau nous lâche, on est mal. Alors on s’entraide, on prend soin de lui ; en échange il nous emmène partout de jour comme de nuit. On en a fait des milles, vu des îles.

    Notre pire ennemie : la flemme. Pas le droit de se lâcher quand on navigue, notre vie en dépend. Sur un Piaf comme celui-là, il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à corriger. Une direction à changer. Lofer, abattre, hisser, choquer, on apprend vite à gérer - vite. Border, barrer, affaler, lover - vite. Pas le droit à l’erreur, sinon il bas de l’aile, se scratche, change de cap, et là c’est la panique.

    La météo ne nous épargne pas. Elle, elle fait ce qu’elle veut, nous on subit, on l’utilise à notre profit, on se faufile, on esquive. On n’essaie pas, on le fait. Pas le temps de planer, le vent vient de se lever, Qu’est-ce que ça cache ? on ne sait pas, mais faut vite décamper ! C’est tout à notre bonheur.

    Younes

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