• du 6 au 12 juillet : la semaine après le NON

    Après le NON massif, je vais essayer de relayer infos et éclairages en rapport avec la "digestion" du coup de tonnerre que les grecs ont provoqué hier dans le ciel européen.

    Toujours, bien-sûr, avec l'aide de Thierry, de Troll

     

     La grille de lecture que je me propose pour les temps qui viennent

    Considérations qui me semblent pouvoir être une grille de lecture de ce qui va se passer dans les négociations - ou non-négociations - à venir.

    Télécharger « grille.pdf »

     

    Attention! pressions, rétention, manipulation, bidonnage, intox

    Une série d'articles dans le dossier "Grèce: derrière l'image" de Arretsurimages

    Un sondage réalisé après l'annonce du plan de Tsipras montrerait que les intentions de vote pour Syrisa continueraient à lui donner une majorité absolue confortable à l'assemblée.

     

    LE SOMMET DE LA ZONE EURO DANS LA FOULEE DE L'EUROGROUPE DES 11 ET 12 JUILLET

    Le sommet de l’Eurozone a duré toute la nuit et continué ce matin, pour déboucher sur un accord
    « La zone euro a décidé à l'unanimité d'entamer des négociations en vue d'accorder un troisième plan d'aide à la Grèce qui risquait sinon une sortie de l'Union monétaire », annonçait ce lundi matin le président du Conseil européen, Donald Tusk, après quelque dix-sept heures de négociations marathon.
    Tôt ce matin, un compromis avait été proposé par Merkel, Hollande, Tsipras et le président du Conseil européen Donald Tusk.
    Deux points durs portaient sur le rôle du Fonds monétaire international dans ce plan, et sur les modalités des privatisations massives exigées par les Européens, en particulier l'Allemagne. La Grèce était notamment opposée à l'idée d'un fonds indépendant et extérieur au pays basé au Luxembourg auquel seraient transférés 50 milliards d'euros d'actifs grecs à privatiser. Les produits des privatisations serviraient directement à rembourser la dette grecque, sans passer par Athènes. Finalement le fonds serait basé en Grèce et non au Luxembourg comme envisagé à l’origine.
    La dette serait restructurée.
    L’enjeu d’un accord était immédiat : Draghi (BCE), qui participait aux discussions, disait qu' il a besoin d'un cadre politique pour continuer à débloquer les fonds de l’ELA, et ainsi éviter à Athènes d’émettre une nouvelle monnaie dans les jours qui viennent.

     

    Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 19 avait débuté dimanche 13 janvier à 16h, pour discuter d'un éventuel sauvetage financier du pays, condition à son maintien dans la monnaie unique. Il semble fortement probable que ce soir une décision sera prise.

    Il se tenait dans la foulée d'un Eurogroupe difficile qui a duré 14 heures.

    Merckel avair déclaré avant d'entrer en séance: "Il semble que l'Eurogroupe ne conseille pas aux dirigeants d'ouvrir des négociations sur un plan d'aide à la Grèce". La rédaction du document conclusif de l'Eurogroupe n'était pas terminée au moment du début du sommet. Il prévoirait que l'Etat grec dépose, comme une garantie en échange de l'aide financière, des actif publics, en quelque sorte une hypothèque. Les capitales les plus intransigeantes à l'égard d'Athènes se satisferaient de ce gage (ils assument). Schaüble envisageait un grexit temporaire de 5 ans, assorti d'une restructuration de la dette pour soulager l'économie grecque. Cette hypothèse figure dans le compte rendu de l'Eurogroupe. On dit également que l'Eurogroupe demande que de nouvelles lois et réformes soient vôtés par le parlement grec, comme préalable à de nouvelles négociations.

    Ce qui est apparu nettement pendant l'Eurogroupe,  c'est que la Finlande, qui a noué une alliance avec l'extrême droite, plus dure que l'Allemagne, et que cet Eurogroupe a été plus divisé que les précédents (voir ci-dessous).

     

     Composition, placement et positionnements des participants à l'Eurogroupe :

    Une sorte de carte de l'Europe des mentalités, peut-être de la scission qui se  prépare

    Permalien de l'image intégrée

    Les déclarations des membres à l'entrée de l'Eurogroupe

     

    Entre le sommet de la zone euro du 7 juillet et l'Eurogroupe du 11 juillet

    COMMENT COMPRENDRE LA PROPOSITION GRECQUE ?
    Où Alexis Tsipras veut-il en venir ?
    Par Romaric Godin | 10/07/2015 – La Tribune
    Je souscris entièrement à l'analyse que fait Romaric Godin, qui est en accord avec la "grille de lecture" que je m'étais proposée lundi 6 juillet (voir ci-dessus).
    Lire l’article

    Autres analyses intéressantes

    Le Soir

    JACQUES SAPIR

     

    La proposition d’accord du gouvernement grec : quasi conforme à celle des créanciers du 26 juin, qui a été rejetée par le référendum, avec toutefois deux concession demandées aux créanciers :

    - le déblocage des fonds structurels et agricoles (35 milliards) actuellement bloqués par la commission - pour « compenser » les mesures d'austérité acceptées;
    - une restructuration de la dette à long-terme.
    Hier vendredi 10, le parlement grec a approuvé la proposition du gouvernement à une forte majorité (251 oui, 32 non et 8 abstentions, 9 absents), alors que les partisans de l’aile gauche de Syrisa, le parti communiste et les groupes d’extrême gauche rassemblaient entre 10 et 20.000 manifestants opposés à la proposition jugée austéritaire.
    En cas de refus par les créanciers, on aura fait un pas important de plus vers un grexit, tout en en ayant encore diminué la responsabilité de la Grèce.

    Tsipras a défendu son projet devant le parlement

    Texte de la proposition (en anglais)
    Romaric Godin – La Tribune
    Le Soir
    Le Monde
    La Libre Belgique

    NEGOCIATIONS

    Les lignes bougeraient-elles concernant la dette ?
    Donal Tusk, le président du Conseil européen : « S’il y a des propositions réalistes et concrètes en provenance de Grèce, il faudra des propositions des créanciers sur la soutenabilité de la dette »... « Autrement, nous continuerons la danse mortelle. »

    « Soyons honnêtes, les prêts accordés à la Grèce n’ont pas bénéficié aux Grecs. Ils ont servi à renflouer des banques grecques et européennes ».
    Article du Soir
    Article du Monde

    Christine Lagarde, avait réaffirmé mercredi 7 juillet, qu'une restructuration de la dette de la Grèce était nécessaire, afin de devenir viable. Elle rappelait ainsi, après le sommet de mardi, ce qu’un rapport du FMI avait indiqué au milieu de la semaine précédant le référendum, et qui avait été publié malgré l’opposition des membre européens du FMI à cette publication avant le référendum.

     

    GREXIT?

    Pourquoi la Grèce n'a pas intérêt à négocier le Grexit
    Par Romaric Godin – La Tribune | 08/07/2015
    « La Grèce a tout intérêt à ne pas négocier sa sortie et à se laisser expulser. Aussi le gouvernement grec est-il très soucieux de montrer jusqu'au bout sa détermination à trouver un accord. Il va donc sans doute jeudi faire de nouvelles concessions et respecter autant qu'il le peut les procédures. Son but va être de ne pas pouvoir être accusé de déclencher le Grexit. »
    (lire l’article)

     

    Géopolitique ?
    Mais ne négocie-t-on QUE pour que la Grèce reste dans la zone Euro ? N'y a-t-il pas d'autres enjeux, soigneusement cachés jusque-là, qui tout à coup, lorsque la réalité de la sortie devient imminente, font leur entrée par une petite porte ?

    Télécharger « geopolitique.pdf »

     

    LES GRECS

    Le gouvernement Tsipras a-t-il vraiment refusé de réformer ?
    Romaric Godin - Okeanews
    Les créanciers justifient leur dureté avec Athènes par un manque de volonté de réformer du gouvernement grec. Mais qu’en est-il exactement ?

     

    La cure d’austérité, la plus longue que la zone euro ait connue
    LE MONDE | 09.07.2015 Par Marie Charrel
    La dette n’est pas la seule pomme de discorde entre Athènes et les autres pays européens. Il y a aussi l’austérité. Celle que les Grecs ont rejetée lors du référendum du 5 juillet. Celle, surtout, que le pays a appliquée depuis 2010. « Mon pays est devenu un laboratoire de l’austérité et l’expérience a échoué », a déclaré mercredi 8 juillet Alexis Tsipras, le premier ministre grec, devant le Parlement européen.
    (l'article)

     

    Ces Grecs, héros malgré eux d'un mauvais thriller
    09 juillet 2015 | Par Amélie Poinssot - Mediapart
    « Il y a un truc que je ne comprends pas. Lorsque Tsipras propose de réformer la taxe de solidarité, et d'augmenter le coefficient à 8 % pour les revenus supérieurs à 500 000 euros par ans, pourquoi est-ce que l'Europe dit non ? Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ? »
    « … refuser de laisser mourir quelqu'un, vouloir lui donner à manger, c'est être de gauche ? C'est mal ? Est-ce que ce n'est pas, tout simplement, humain ? »
    « Tsipras … n'a jamais signé de mémorandum d'austérité comme ses prédécesseurs, il n'a jamais volé d'argent, il ne faisait pas partie de ce système corrompu ! On ne peut pas le mettre dans le même panier que les autres. »
    « Les institutions veulent allonger l'âge de départ à la retraite à 67 ans. J'ai 60 ans, cela fait sept ans que je suis au chômage. Comment pourrais-je travailler jusqu'à 67 ans ? »
    « Si nous sortons de la zone euro, qu'est-ce que cela va changer pour moi ? Je ne peux pas tomber plus bas, dit-il. Nous aurons trois ou quatre années difficiles. Mais après, ça repartira. »

    Télécharger l'article

     

    EUROPE & DÉMOCRATIE,

    L'Europe officielle contre l'Europe des Européens
    08 juillet 2015 | Par Hubert Huertas - Mediapart
    "Soixante-douze heures après le vote des Grecs, le spectacle est insensé. Une véritable histoire de fous où les tournants sont pris pour des lignes droites, les accusés pour des procureurs, et les victimes pour des accusés. Alexis Tsipras, élu en janvier avec 37 % des voix, puis soutenu en juillet par 61 % de son peuple, ainsi que par tous les partis de son pays (sauf les néo-nazis d’Aube dorée), est prié de signer sa reddition ! Toute la nomenklatura politique, technocratique, financière, et médiatique vient de subir un désastre, mais elle réclame des comptes, comme un maître à l’ancienne, et par écrit."

    Télécharger l'article

     

    DEBATS

    Soirée Mediapart direct Grèce 9 juillet 20h30

    Deux députés, une politologue et un économiste grecs débattaient autour de deux thématiques : sur les répercussions économiques et les solutions possibles, puis sur les éléments politiques du débat.
    http://www.mediapart.fr/journal/international/090715/en-direct-de-mediapart-la-parole-aux-grecs

     

    Avant le sommet de la zone euro du 7 juillet, consacré aux conséquences du référendum en Grèce

    INCLASSABLE, ATTERRANT

    Comment l'Europe a étranglé la Grèce
    Mediapart - 07 juillet 2015 | Par christian salmon

    « Depuis douze mois nous avons payé environ 10 milliards à nos créanciers, en tirant sur nos seules ressources, sans recevoir un seul euro de leur part, alors qu’ils avaient accepté de les donner, sous conditions bien sûr. »
    « Ce n’est qu’au cours de la dernière semaine [avant le référendum – ndlr] que les responsables grecs ont pris la mesure de ce qui se passait. Varoufakis a fait plusieurs déclarations à ce sujet, disant que nous devions nous adresser à la Cour européenne de justice. Mais une fois que la crise a explosé, les arguments légaux ne sont plus d’aucun secours. »
    « Si un processus de sortie de l’euro n’est pas mis en place, alors la sortie est une arme de destruction massive. »
    « … faire savoir au monde entier que l’Eurozone est en train de commettre un crime contre l’humanité. Le prouver dans dix ans, cela m’indiffère. »
    « « Soit vous signez le mémorandum, soit votre économie va s’effondrer. Comment ? Nous allons faire tomber vos banques. » Le président de l’Eurogroupe a dit cela. »
    « … à l’Eurogroupe, … il n’y a aucun compte-rendu écrit… Quand un responsable sort de l’Eurogroupe, il peut raconter ce qu’il veut. »
    « Varoufakis a dit qu’il avait enregistré les réunions… Il a décrit des incidents qui prouvent que l’Eurozone est totalement non démocratique, presque néofasciste. »
    « C’est un pouvoir qui… se fonde sur le contrôle et le chantage. »

    Télécharger « INSIDER.pdf »

     

    PRISES DE POSITION

    Villepin: «Notre devoir pour l'Europe»
    07 juillet 2015 | Par Les invités de Mediapart
    « L’histoire récente de la Grèce, c’est l’histoire de la plus grande punition d’un pays en temps de paix. Il n’y a guère d’exemple d’un pays développé subissant, sans guerre, une telle chute de son revenu -25% depuis 2009. Un chômage des jeunes de 60%, c’est à dire une génération sacrifiée. Peut-on imaginer la rancœur qui s’installe pour des décennies dans ce pays, cultivant le ressentiment et le sentiment d’être victime de l’histoire ? »
    « … punir les Grecs, c’est donner le signe de la mise au pas de toute l’Europe. Et qui décidera à quoi doit ressembler un bon Européen ?
    Avons-nous « sauvé » une Grèce ingrate en la renflouant depuis 2010 ? Trois fois non.
    D’abord nous avons substitué des créances publiques à des créances privées pour sauver nos banques, les banques françaises et allemandes essentiellement, exposées à la dette grecque… Ensuite nous avons imposé des réformes à contre-temps qui ont cassé l’économie grecque, au point de la rendre incapable de rembourser les 317 milliards de dettes accumulées… Enfin nous avons volontairement refusé de la sauver complètement, pour maintenir la pression, parce que nous n’avions aucune confiance dans leurs gouvernants… »

    Télécharger « villepin.pdf »

     

    LES GRECS

    Tsipras obtient le soutien de tous les partis

    Extrait d’un article de Mediapart - 06 juillet 2015 | Par Amélie Poinssot

    C'est inédit dans l'histoire politique grecque. Le premier ministre et les chefs des principaux partis du pays, opposition comprise, ont signé lundi une déclaration politique commune.
    « le verdict du peuple grec ne constitue pas un mandat de rejet, mais un mandat de continuation et de renforcement de la proposition pour l'aboutissement d'un accord juste socialement et viable économiquement ». Autrement dit, le premier ministre grec fait l'union sacrée autour de lui pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Les cinq personnalités politiques se sont accordées sur les objectifs suivants :

    - couverture suffisante des besoins financiers du pays
    -  réformes crédibles avec pour critères le partage juste des charges et la promotion de la croissance, avec le moins de retombées déficitaires possible
    - programme de développement fort pour lutter en priorité contre le chômage et encourager l'entrepreneuriat
    - engagement à ouvrir une discussion objective sur la question de la viabilité de la dette publique grecque
    - priorité immédiate au rétablissement de la liquidité dans le système financier, en accord avec la Banque centrale européenne

    Télécharger « position commune.pdf »

     

    Qui est Tsakalotos le nouveau ministre des finances ?

    Extrait d’un article de Mediapart - 06 juillet 2015 | Par Amélie Poinssot

    Télécharger « Tsakalotos .pdf »

     

    Comment on en est arrivé à 60% de NON

    Reportage Doan Bui, envoyée spéciale à Athènes - L'Obs - 6 juillet 2015

    "Dans le Pirée, Katerina va chercher sa mère. Tout le monde votera non dans sa famille. Même la grand-mère, qui hésitait. C'est sur sa pension que toute la famille, les oncles, les tantes, les parents de Katerina, ses soeurs au chômage, vivent. "Mais je pense qu'on l'a convaincue pour le non", sourit Katerina."

     

    LES ENJEUX

    La situation de la Grèce s’il y a défaut, sortie de l’euro et dévaluation ? Plutôt positif
    6 juillet 2015 – NATIXIS FLASH ECONOMIE N° 558
    Le défaut desserrerait fortement la contrainte d’équilibre extérieur; la dévaluation aurait un effet net négatif sur l’activité, avec la taille trop faible du secteur exportateur:
    l’effet positif du défaut l’emporterait sur l’effet négatif de la dévaluation.

     

    Pourquoi Angela Merkel refuse de parler de la dette grecque
    Romaric Godin | 07/07/2015 – La Tribune
    L'incapacité franco-italienne à représenter un contre-pouvoir effectif à la puissance allemande, le poids de l'opinion outre-Rhin, la prédominance de la logique financière… laisse à Alexis Tsipras le choix suivant : ou accepter un accord sans restructuration de la dette, c'est-à-dire trahir son mandat fraîchement renouvelé, ou se préparer au Grexit….
    Or, la chancelière a tenu à son peuple des promesses impossibles. Elle a trompé les Allemands en prétendant que les Grecs pourront rembourser leurs dettes….
    Pour résumer la logique dominante dans la zone euro: il vaut mieux que la Grèce sorte de la zone euro plutôt que l'Allemagne. On comprend mieux alors la passivité franco-italienne. Et pourquoi la Commission européenne n'a pas fait, comme le FMI, son mea culpa sur l'austérité.
    (lire en entier)

     

    L'οχι grec ou le retour du peuple en Europe

    Par Alexis Feertchak - FIGARO VOX - 6 juillet 2015

    « … le référendum grec a la vertu de mettre en lumière les agissements économiquement violents et politiquement douteux de l'union économique et monétaire, la zone euro, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. »

    « … Quand ces pays (européens), seront sous la coupe de la Troïka et de ses méthodes musclées, les gouvernements changeront peut-être d'avis sur ce «populiste» de Tsipras et lui envieront in petto son courage et sa droiture. »

    « N'est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l' «οχι» grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques? »

    (lire en entier)

     

    La sortie de la Grèce de l’Euro est-elle en cours ?

    Par Jacques Sapir · 6 juillet 2015

    « On est en droit de se demander si la sortie de la Grèce de la zone Euro n’a pas commencée depuis maintenant une semaine à l’instigation de la BCE et du poids de l’Allemagne au sein des organismes de la BCE. Mais il est clair, alors, que cette sortie est entièrement du fait de l’Eurogroupe et de la BCE. Il s’agit en réalité d’une expulsion, un acte à la fois scandaleux et illégal, qui légitimerait le recours par les autorités grecques aux mesures les plus radicales. »

    « … Ils ont d’ores et déjà commencé ce sale boulot depuis la semaine dernière. Il convient donc que le gouvernement grec, tout en cherchant à négocier honnêtement mais fermement, comme il le fit depuis février 2015, se prépare aux mesures qui assureront la stabilité dans le pays et le fonctionnement normal de l’économie et des institutions, fut-il pour cela obligé de prendre des libertés avec la lettre des traités. … Après tout, ce n’est pas la Grèce qui brisa la première les traités, et l’on peut considérer que l’action tant de l’Eurogroupe que de la BCE depuis une semaine ont constitué des actes contraires et en contravention tant avec la fond qu’avec la forme de ces dits traités.

    Cette rupture porte en elle la fin de la zone Euro. Quelle que soit la politique décidée par Alexis Tsipras, il est désormais clair que cette fin est l’horizon de la crise actuelle. »

    (lire sur russeurope)

     

    LES NEGOCIATIONS

    La position des pays européens face à la Grèce (carte interactive)

    Le Soir - 6 juillet 2015

     

     

     

     


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