• Législatives du 20 septembre: résultats, analyses et commentaires

    Les Grecs ont-ils mal voté ?

    Tsípras, la victoire en déchantant ?
    Par Albert Ogien, Sociologue, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l’EHESS — 23 septembre 2015 - Libération
    « … pourquoi ceux qui se désolent aujourd’hui des souffrances que Syriza va infliger au peuple grec ne s’opposent-ils pas à ces mêmes politiques de privatisation et de dérégulation en vigueur partout ailleurs en Europe, en dénonçant la misère qu’elles engendrent ?...
    Ceux qui condamnent la capitulation de Tsípras pourraient s’interroger sur leur propre capitulation (morale et intellectuelle) face à l’emprise du néolibéralisme. Pourquoi voudrait-on à toute force que les Grecs soient plus révolutionnaires que ne le sont les autres citoyens européens ? »

     

    L'Europe de Yanis Varoufakis
    Varoufakis était le 25 septembre l'invité de Mediapart pour une série d'entretiens.
    Les videos sont disponible sur YouTube. Je ne les ai pas encore visionné, j’attends pour cela de disposer d’une connexion WiFi.
    Dans un premier temps, Varoufakis a été interrogé par la rédaction de Mediapart sur les leçons a tirer des élections du 20 septembre et sur sa vision de l’Europe politique et économique.
    Dans un second temps, Thomas Coutrot, économiste, membre d'Attac France, Aurore Lalucq, économiste, codirectrice de l'Institut Veblen, et Michel Feher, philosophe, ont dialogué avec Varoufakis sur le thème : le plan B, c'est quoi ?

     

    Chroniques nysiriotes (9) : élections
    Par Olivier Delorme, vendredi 25 septembre 2015
    Olivier analyse les résultats et la situation qui en résulte, en 15 points.
     

    Grèce: des élections pour rien?
    Par Jacques Sapir · 22 septembre 2015
    http://russeurope.hypotheses.org/4317
    "Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).
    Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?"


    La Banque d'Espagne menace la Catalogne d'une sortie de la zone euro
    Par Romaric Godin | 21/09/2015-La tribune
    Va-t-on vers un "Catexit" ?
    Le gouverneur de la banque centrale espagnole, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, tente de reprendre la menace utilisée en Grèce de l'expulsion de la zone euro pour décider les Catalans à ne pas voter pour les listes indépendantistes le 27 septembre.


    Tsiprograd par Panagiotis Grigoriou
    greekcrisis.
    Les Grecs n’ont pas voté massivement. Il était... temps. Élections législatives parodiques, placées sous le règne déjà du silence, voire sous celui du deuil et du choc. Le taux d'abstention du 20 septembre est pratiquement de 44%, au lieu de 35% à 37% lors des précédentes élections législatives. L’abstention la plus importante depuis la fin de la dictature des Colonels en 1974... a gagné. Fin d’époque.

     

    La Grèce entre en résistance
    Par Romaric Godin | 20/09/2015, 21:16 – La Tribune
    Plus de 45% d’abstention et de bulletins nuls ; « … la capitulation du 13 juillet a prouvé que le vote ne pouvait rien changer aux conditions économiques du pays. Dans ces conditions, à quoi bon voter ? … c'est d'abord une défaite pour les créanciers qui, pendant six mois, ont tout fait pour effacer le vote du 25 janvier. Ils récoltent ici, par un désaveu de l'acte démocratique, les fruits de leur politique »
    « En refusant de redonner le pouvoir à Nouvelle Démocratie, les Grecs ont aussi confirmé leur rejet des anciennes structures. Ils ont confirmé leur besoin de réformes qui avait été nié par les créanciers qui avaient vu dans l'élection de Syriza la volonté d'une « orgie budgétaire » alors que les électeurs souhaitaient s'attaquer à la racine du mal grec : le clientélisme et le pouvoir des oligarques. Là encore, ils ont jugé que seul un homme neuf comme Alexis Tsipras pouvait mener ce travail, malgré le carcan que représentera le mémorandum qui poursuit en grande partie une politique sévère contre les bas revenus. »
    « Les Grecs savent récompenser celui qui s'est battu, fût-il vaincu au final. Cet esprit de combat a certes disparu depuis le 13 juillet, mais il a rendu la dignité à un peuple qui avait été sans cesse humilié pendant cinq ans avec la complicité de la classe politique grecque. »

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 26 Septembre 2015 à 16:51

    Superbe trouvaille que cet article !!!

    Mais, je croyais que tu boycottais Libé et ses quatremer et leparmentier ( qui n'auront pas leur majuscules, NA!) !happy

    2
    Samedi 26 Septembre 2015 à 17:39

    dans tout journal, même le Figaro, on trouve parfois des choses intelligentes. Va savoir pourquoi!



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