• Nouvelles du front

    La propagande défaitiste est organisé : les journaux titrent déjà sur les lendemains qui déchantent, alors que les dirigeants grecs affrontent courageusement l'extrémisme économique qui sévit chez nous européens.

    Sans notre soutien, les grecs ne tiendront pas longtemps. Ensuite, nous pourrons retourner à notre confortable indignation.

    Hier 5 février, Varoufakis à Schauble : "Si vous humiliez une nation fière pendant trop longtemps et la soumettez aux affres d'une déflation par la dette, sans lumière au bout d'un tunnel, alors les choses arrivent à ébullition." "Quand je vais rentrer au pays ce soir, je vais retrouver un Parlement dans lequel le troisième parti n’est pas un parti néo nazi, c’est un parti nazi".http://www.atlantico.fr/decryptage/varoufakis-contre-schauble-comment-ministre-grec-finances-explique-homologue-allemand-qu-ne-voulait-surtout-pas-entendre-nicolas-1992284.html

    Mais probablement le risque est-il plutôt celui d’un nouveau Chili de 73 que celui d’une réplique des colonels grecs de 67 : http://www.lecourrier.ch/127490/menace_de_putsch_en_grece.

    Manière de voir. Je suis la Troïka. Athènes, février 2015 (Panagiotis Grigoriou)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Manière de voir. Je suis la Troïka. Athènes, février 2015 (Panagiotis Grigoriou)

     

    Ne nous laissons pas une fois de plus endormir par l’argument massue, au nom d’un soit disant réalisme, de l’impossibilité de refuser la soumission. Junker, proclamant une théorie de la souveraineté limitée des peuples européens selon laquelle « Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens », nous rappelle le fond de l’affaire, qui est la mise à genou des démocraties de notre continent :  http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/050215/la-bataille-de-la-grece-contre-lhydre-trois-tetes

     

    Certains grecs ont dit hier soir, en manifestant à Athènes leur soutien à leur gouvernement : « Nous résisterons si besoin jusqu'à la mort. Notre dignité est retrouvée, et ce n'est pas de la vengeance qu’il s’agit... mais tout simplement de cette justice enfin rendue... à nos morts de la crise comme à nos enfants qui ont quitté le pays par milliers pour émigrer. »  http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0405.html#deb .

    Panagiotis Grigoriou nous y fait remarquer, et ce n’est pas rien, que :
    « C’est en plus la première fois qu’un grand parti arrive (même avec un allié) au pouvoir gouvernemental, sans le soutien de la presse, de la télévision, des medias plus généralement, radiotélévision publique comprise. »

     

    La chute ou l’humiliation de ce gouvernement grec serait une défaite lourde de conséquence pour les espoirs du continent. Est-il désormais encore possible de se contenter d’observer ? Comment allons-nous les aider dans leur début de résistance au nom de nos valeurs communes ?


  • Commentaires

    1
    Robert Adjiage
    Vendredi 6 Février 2015 à 15:27

    Prenez 5 minutes pour lire ce papier dont la conclusion est : "Décidément, la victoire de Syriza en Grèce met l'Europe devant des défis qui touche à son identité même". Ou comment la pseudo-scientificité de l'économie, très fortement défendue outre-Rhin, sert d'alibi pour que l'économie puisse dicter sa loi au politique, au mépris du choix des électeurs :

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150204tribe26ae0e4a/europe-l-enjeu-democratique-du-probleme-grec.html

     

    2
    Vendredi 6 Février 2015 à 16:14

    Et dans la suite de ce qu’indique Robert, du même auteur, comment les défenseurs de ce dogme, espérant ainsi occulter les forfaits de l’austérité imposée par la Troïka au peuple grec ces cinq dernières années (et continuer ainsi à préserver l'intégrité de ce dogme), n’hésitent pas à monter les peuples les uns contre les autres, en prétendant que les grecs, par leur gabegie, sont seuls responsables de ce qui leur arrive, et qu’en plus, ils voudraient le faire payer par les autres : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150206trib083bb894c/la-bien-triste-europe-de-monsieur-leparmentier.html

    3
    Vendredi 6 Février 2015 à 17:14

    Signe de nouvelles solidarités, manœuvre libérale pour rassurer les lecteurs, ou encore démonstration de l'intérêt des milieux économiques ? Selon un sondage CSA pour «Les Echos», les français sembleraient majoritairement favorables à un réaménagement (incluant annulation) de la dette grecque, dont 30% à une annulation totale ou partielle, et seul 15% seraient intransigeants,

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204133841926-les-francais-se-montrent-indulgents-avec-la-grece-1090122.php#

    4
    Leroy
    Lundi 20 Juillet 2015 à 11:40

    Bonjour,

    Le dernier article de Frédéric Lordon 

    http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire

    amicalement.

    Marie-Sophie

     

     

     



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